Résumé

Dernières considérations sur le congrès de Vérone… (1822)

Nous avons établi que les puissances de l'Europe avaient le droit d'intervenir dans les affaires d'Espagne, c'est-à-dire, de prêter à la grande majorité de cette noble nation la protection de leurs armes, et de la seconder dans le louable dessein de reconquérir son roi et sa liberté. On demande maintenant si cette intervention est commandée par l'intérêt de l'Europe; on demande ensuite si l'issue d'une guerre dans la péninsule, ne peut pas manquer d'être favorable aux agresseurs; on demande enfin à quelle nation il convient d'en prendre l'initiative.
Source : Gallica

Dernières considérations sur le congrès de Vérone… (1822)

L'implacable démon qui renouvelle contre les pouvoirs religieux et politiques de la société, l'agression impie des Titans, ne semble s'humilier quelquefois vers la terre que pour y chercher, comme eux, de nouvelles forces: déplorable prudence que celle qui transigerait avec un pareil adversaire, et qui signerait le pacte humiliant de la légitimité et de l'anar chie ! Quel que soit le danger d'une lutte à mort, il ne saurait être comparable à celui qui résulterait de cette lâcheté. Céder un royaume à la révolution, c'est lui donner le monde.
Source : Gallica

Dernières considérations sur le congrès de Vérone… (1822)

La question de savoir si les gouvernemens ont le droit d'intervenir dans leurs affaires respectives est donc astucieusement déduite, selon l'usage, d'une fausse hypothèse, car il n'y a point de gouvernement en Espagne. L'Europe entière n'y voit qu'une populace factieuse et un roi prisonnier, les débris d'une monarchie et l'appareil d'un régicide. Les véritables termes de cette question se réduisent à ceci : la civilisation sera-t-elle solidaire d'elle-même?
Source : Gallica

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