Résumé

C. Séruzier Précis historique sur les codes français… (1845)

Le plus grand bienfait que puisse procurer à un peuple l'uniformité de ses lois, est évidemment l'unité nationale. C'était dans ce butque Louis XI voulait une réforme législative : chacun reconnaît aussi que la France doit son imposante unité à l'uniformité de sa législation. S'il en est ainsi, on peut dire que l'attitude que prend la Prusse dans la question d'une législation commune à toute l'Allemagne, lui est sans doute dictée par un instinct de conservation, car elle serait certainement absorbée dans la grande unité qui se formerait.
Source : Gallica

C. Séruzier Précis historique sur les codes français… (1845)

Nous en avons, certes, dit assez pour démontrer l'erreur dans laquelle est tombée M. de Savigny, et tout le monde reconnaîtra sans doute avec nous que la codification n'est pas impossible, qu'elle n'est pas inutile, que les peuples qui en jouissent s'en applaudissent, que ceux qui sont encore plongés dans les ténèbres d'une législation coulumière la désirent et béniront comme un bienfaiteur celui qui répondra dignement à ce voeu légitime. Nous contesterait-on, par hasard, la vérité de cette dernière, assertion, que les peuples qui n'ont pas de législation codifiée, en réclament les avantages ?
Source : Gallica

C. Séruzier Précis historique sur les codes français… (1845)

Le Code pénal de 1791 recueillit les améliorations déjà publiées, y en ajouta de nouvelles, et fut considéré généralement comme répondant aux besoins du temps. Un seul reproche sérieux lui a toujours été fait ; c'est d'avoir contraint le juge à être injuste ou faible, en repoussant, par crainte de l'arbitraire, la bienfaisante latitude du minimum et du maximum, en établissant partout des règles absolues qui défendaient l'appréciation des circonstances, et empêchaient ainsi la proportion recommandée par la loi des 16-24 août 1790, entre la peine et le délit.
Source : Gallica

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