Résumé

Charles Fenton Mercer Mémoire relatif à l'abolition de la traite africaine… (1855)

Quand il sera universellement connu que le droit des gens considère la traite à l'égal de la piraterie, et qu'aucun pavillon ne pourra garantir de la saisie le navire coupable, comme cela a lieu pour les autres pirates, non-seulement la traite cessera d'être, mais encore on n'en entendra bientôt plus parler et on finirait par l'oublier complètement sans les irrémédiables conséquences qui en découlent, conséquences dont tout récemment des esprits irréfléchis ont fait un reproche à une nation qui, moins que toute autre, devait être jugée avec si peu de libéralité.
Source : Gallica

Charles Fenton Mercer Mémoire relatif à l'abolition de la traite africaine… (1855)

Tant qu'on laissera subsister ce détestable trafic, les profits sans cesse croissants qu'en retireront les négriers engagera ces derniers à exciter, pour alimenter leurs marchés, les guerres intestines que se font les peuplades sauvages de l'Afrique qui deviendront de plus en plus barbares, au lieu de s'adoucir par la colonisation.
La traite ne peut être complétement abolie par aucun autre système ( si quelque chose d'aussi simple en soi peut être appelé un système) que celui proposé, il y a trente ans, par les États-Unis, et qu'ils proposent encore aujourd'hui au monde civilisé.
Source : Gallica

Charles Fenton Mercer Mémoire relatif à l'abolition de la traite africaine… (1855)

Un auteur des temps relativement modernes, dans son traité si souvent cité de Jure belli et pacis, infère du droit de tuer les ennemis dans le combat celui de réduire les prisonniers en esclavage ; il ne fait pas attention que ce fait même de faire les ennemis prisonniers prouve qu'il n'y avait aucune nécessité de les tuer. Aucune nation ne réclame actuellement le droit de vendre ses prisonniers de guerre, usage barbare qui est tombé avec l'assentiment universel des peuples.
Source : Gallica

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