Résumé

Pellissier de Reynaud Le Droit maritime selon le Congrès de Paris

Si l’Angleterre et la France sont d’accord sur cette question et veulent marcher du même pas, on peut regarder comme moralement obtenu un grand résultat, l’application sérieuse et complète des nouveaux principes de droit maritime proclamés par le congrès de Paris, augmentée de la contre-proposition des États-Unis d’Amérique, c’est-à-dire d’une clause proclamant le respect de la propriété privée sur mer au même titre et dans les mêmes limites que sur terre. Si le couronnement de cette grande œuvre n’est pas encore un fait matériellement accompli, la faute n’en est point à la France.
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Pellissier de Reynaud Le Droit maritime selon le Congrès de Paris

La France, connaissant son infériorité sur mer, avait ouvert aux étrangers le commerce de ses colonies, dont elle sentait qu’elle ne pouvait exercer le monopole ; mais l’Angleterre, prétendant qu’un état n’a pas le droit, à l’occasion d’une guerre, de changer son régime commercial pour se soustraire par ce moyen à certaines chances désavantageuses, fit saisir sur les bâtimens neutres les denrées provenant de nos colonies.
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Pellissier de Reynaud Le Droit maritime selon le Congrès de Paris

Ces lettres de marque étaient le titre légal de l’armateur, celui qui établissait sa position auprès de son gouvernement, et qui préservait les corsaires d’être traités en pirates par l’ennemi, s’ils venaient à tomber entre ses mains.
Les captures maritimes devaient singulièrement se multiplier sous l’empire de pareils principes. Aussi la manière dont doit être exercée là saisie de la propriété ennemie avait soulevé plusieurs questions importantes et célèbres dans l’histoire de la diplomatie, celle-ci d’abord : — Un navire ennemi peut-il être légalement capturé partout où on le trouve ?
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