Eudoxie Dupuis

Élements biographiques

Eudoxie Dupuis,  Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)

“ Claude Rabuteau s'était montré, comme sa femme, profondément affligé du malheur qui avait frappé Cyprien. Chaque fois qu'il rentrait de son ouvrage, à l'heure des repas, ce n'était qu'avec un serrement de coeur qu'il embrassait le petit garçon. En le trouvant si beau, si vif, si fort, si intelligent, il se voyait avec chagrin forcé de renoncer à
l'avenir brillant que les parents rêvent toujours pour leurs enfants, et qui, selon lui, eût-été le partage de son fils s'il avait conservé toutes ses facultés.
”
Source : Gallica

Eudoxie Dupuis,  Fritz le violoneux (1895)

“ « J'ai l'air d'une petite fille, mais je n'en ai que l'air; je suis réellement un homme ! »
Les hommes et les femmes partirent d'un éclat de rire, pendant que les petits garçons et les petites filles se réunirent autour de lui, en criant et en frappant des mains : - « Ah! ah! c'est la petite Mary! Où avez-vous acheté de si beaux habits, petite Mary?
— C'est le cotillon de grand'mère ; ce n'est pas le mien ; je ne m'appelle pas Mary ; je suis Matti, le petit Matti que vous connaissez bien; je veux aller voir les marionnettes. »
”
Source : Gallica

Eudoxie Dupuis,  Cyprienne et Cyprien, par Mlle Eudoxie Dupuis (1878)

“ Ne me plaignez pas, madame, répliqua Cyprien. C'est à mon infirmité que je dois de connaître ce que l'amour d'une soeur a de plus tendre, de plus dévoué, de plus délicat. Si j'avais été doué comme les autres enfants, certes, Cyprienne m'eût aimé, son coeur s'attache si facilement ; toutefois je n'eusse jamais connu tout ce qu'il y a en elle de grand, de beau et de bon. Être déshérité, c'était avoir droit de sa part à un redoublement d'affection. ”
Source : Gallica

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