Résumé

De la monarchie avec les philosophes… (1817)

La morale fut bannie du hameau, et tous les vices vinrent s'établir sous le chaume ainsi que dans les palais. Tant il est vrai que là où il n'y a plus de croyance religieuse, il n'y a plus de morale, et par conséquent plus de vertus. Ainsi, grâce aux efforts de la philosophie, on vit anéantir, dans le court espace de trois ans, les sages institutions de plus de douze siècles. On vit le flambeau de la foi pâlir et s'éteindre un instant devant le flambeau de la raison, et les torches de la discorde.
Source : Gallica

De la monarchie avec les philosophes… (1817)

C'est innover que de chercher à redonner au clergé la considération et l'aisance que les révolutionnaires lui ont ôtées avec raison, parce qu'il en abusait, et qu'on doit bien se garder de lui rendre, parce qu'il en abuserait encore. C'est innover que de confier l'instruction publique à des hommes purs et sans tache, capables de former de grands hommes, en éliminant tous ces philosophes profonds, tous ces athées érudits, tous ces individus sans moeurs et sans religion.
Source : Gallica

De la monarchie avec les philosophes… (1817)

M. de Châteaubriant a pu avancer une erreur, vous la relevez, c'est fort-bien ; mais parce qu'il a embrassé la cause de la religion et de ses ministres, il n'a qu'un dévoûment fanatique ? Parce qu'il croit la Monarchie en danger, qu'il attaque les révolutionnaires en les démasquant , qu'il signale l'orage qui nous menace de la tempête, il n'a qu'un dévoûment qui prend les couleurs de la résistance? Philosophes, vous vous décélez; à travers la peau de l'agneau, on voit le bout des oreilles du loup, et, comme le dit le proverbe : à la griffe, on reconnaît le lion.
Source : Gallica

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