Résumé

Thomas-Henri Martin Le mal social et ses remèdes prétendus… (1872)

L'obéissance ! Mais obéissance à quoi? Est-ce à la libre pensée des socialistes, qui veulent l'absorption de toute liberté et de toute propriété individuelles dans l'omnipotence de l'État, c'est-à-dire des chefs du socialisme? Ou bien est-ce à la libre pensée de Proudhon et des autres théoriciens de l'anarchie et de l'individualisme absolu? Le respect ! Mais respect de quoi? De la loi, peut-être. Mais est-ce de la loi telle qu'elle est, ou bien de la loi telle que certains libres penseurs voudraient la faire malgré le voeu de la majorité?
Source : Gallica

Thomas-Henri Martin Le mal social et ses remèdes prétendus… (1872)

Les libertés salutaires et durables sont les libertés sagement limitées par des lois conformes aux besoins des nations et des époques. De notre temps et en notre pays, la liberté de tester, restreinte pour les pères de famille à une certaine quotité disponible, est une liberté juste et nécessaire. Trop de parents ont le tort d'user mal de cette liberté restreinte : c'est leur faute et non celle de la loi. Mais le mal serait sans bornes, s'ils pouvaient, au mépris de leurs devoirs paternels, disposer par testament de leur fortune entière.
Source : Gallica

Thomas-Henri Martin Le mal social et ses remèdes prétendus… (1872)

Par son principe comme par ses conséquences, cette loi, ainsi appliquée, relâcherait de plus en plus les liens de la famille ; elle tendrait à rendre les mariages plus rares, plus tardifs, moins moraux et moins féconds qu'ils ne sont ; elle compromettrait l'hérédité, battue en brèche par les socialistes ; elle fortifierait les conspirations des révolutionnaires et des anarchistes. En un mot, elle aggraverait tous nos maux, au lieu de les guérir. Je le répète, la cause du mal n'est pas dans nos lois actuelles, mais dans le désordre des esprits et des moeurs.
Source : Gallica

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