Résumé

Émile Bosquet Guide manuel du doreur sur cuir

On sent parfaitement qu’il faut autre chose qu’un travail matériel, que déjà pour cela l’intelligence doit venir en aide à l’ouvrier, et que l’étude et le goût doivent présider à cette partie si délicate de son art. Si cela est vrai pour le titre, il en est de même pour l’application des diverses pièces d’ornement qui forment l’ensemble de la dorure d’un livre, et malgré certaines règles établies, le placement d’un simple filet ou d’un ornement des plus vulgaires exige un tact parfait et une connaissance approfondie des règles de l’art, dans l’acception large du mot.
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Émile Bosquet Guide manuel du doreur sur cuir

Des filets et palettes dorés, ainsi que des titres, lui prépareront la voie à l’empreinte de filets d’encadrement, fleurons, coins, etc., jusqu’à ce qu’il soit apte à exercer son savoir-faire sur des volumes reliés.
S’il est vrai que c’est en forgeant que l’on devient forgeron, il est non moins vrai que ce n’est que par la pratique qu’il soit possible de devenir doreur à la main. Aucune gymnastique aucun jeu d’adresse ne demande un entraînement aussi long, aussi méthodique, aussi réfléchi que l’art du doreur sur cuir, etc...
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Les conditions essentielles d’une bonne couchure sont : d’éviter de tacher les peaux ou les toiles sur lesquelles on applique l’or ; il faut sur tout le faire adhérer de façon qu’il n’y ait non seulement ni cassures ni soufflures d’aucune sorte, mais qu’à l’aide d’un tampon on le fasse tellement coller à la peau, que le doreur ait la faculté de placer les fers les uns contre les autres, et de les enchevêtrer les uns dans les autres, sans que les parties d’or avoisinantes se soulèvent, et deviennent par là une impossibilité à la réussite de la dorure.
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