Louis-Sébastien Le Normand

Résumé

Louis-Sébastien Le Normand Manuel du relieur dans toutes ses parties… (1827)

Nous n'entendons pas parler ici des reliures de luxe; ce ne sont pas celles-là qui sont toujours les plus solides ; on sacrifie souvent la solidité au coup d'œil. On est séduit par un fleuron poussé avec délicatesse et avec goût ; par une gaufrure qui plaît, par une marbrure élégante sur la couverture ou sur la tranche , par de l'or répandu avec profusion sur la tranche, sur le dos et sur les plats : on ne
■s'occupe presque pas de la coulure et de l'en-dossure, qui sont les parties les plus importantes de la reliure.
Source : Gallica

Louis-Sébastien Le Normand Manuel du relieur dans toutes ses parties… (1827)

Par ce moyen, tous les feuillets présenteront au couteau à rogner une distance égale, et les feuilles offriront une même marge. Les feuillets courts qu'on y remarquera se trouveront intercalés à des distances plus ou moins grandes ; ils ne paraîtront pas lorsque le volume sera fermé; on ne les verra qu'à la lecture. Loin de pouvoir affaiblir la réputation du relieur, comme ils ne seront pas de son fait, ils seront une preuve incontestable de son talent et des soins qu'il a pris pour corriger la faute qu'a commise, avant lui, la plieuse; faute qu'il lui est impossible de réparer autrement.
Source : Gallica

Louis-Sébastien Le Normand Manuel du relieur dans toutes ses parties… (1827)

Quand l'ouvrier veut battre son livre, dont les feuilles sont pliées, il commence par secouer le volume sur la pierre par le dos et par le haut, afin d'en bien égaliser les cahiers, ensuite il divise le volume en autant de parties, qu'il nomme battées, qu'il le juge nécessaire , et qui comprennent d'autant moins de cahiers que l'ouvrage doit être plus soigné.
Source : Gallica

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