Médéric Dufour

Élements biographiques

Médéric Dufour Une philosophie de l'impressionnisme… (1904)

Le spectateur n'est point, ne saurait être dans l'état d'excitation où le peintre fut porté par le travail de l'œil, qui va du paysage la palette, de la palette à la toile, qui perçoit, analyse, compare, dose, la hâte fébrile de la main, empressée à lui obéir, le raisonnement qui réduit, proportionne, calcule, juge,
et l'émoi de la vie universelle, voix, parfums, appels du désir, impatience de naître, angoisse de mourir, qui de la nature ambiante pénètre jusqu'en ses moelles.
Source : Gallica

Médéric Dufour Une philosophie de l'impressionnisme… (1904)

Dans un paysage baigné de lumière, dans lequel les êtres se modèlent comme des grisailles colorées, où l'académique ne voit que la lumière blanche, à l'état épandu, l'impressionniste la voit baignant tout non de morte blancheur, mais de mille combats vibrants, de riches décompositions prismatiques. Où l'académique ne voit que le dessin extérieur enfermant le modelé, il voit les réelles lignes vivantes sans forme géométrique, mais bâties de mille touches irrégulières, qui, de loin, établissent la vie.
Source : Gallica

Médéric Dufour Une philosophie de l'impressionnisme… (1904)

Rattachant cette définition à sa philosophie, Laforgue observe que « l'œil impressionniste est dans l'évolution humaine l'œil le plus avancé, celui qui jusqu'ici a saisi et a rendu les combinaisons de nuances les plus compliquées connues ». Cette évolution se fait dans le sens même du spectre, c'est-à-dire du rouge au violet. On comprend maintenant que l'impressionnisme soit
une exploration de l'inconscient vers la conscience.
Source : Gallica

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