Saint-René Taillandier,
La Poésie hongroise au xixe siècle…
“ Je ne sais si jamais la poésie des solitudes profondes et des horizons sans limites a été sentie d’une façon plus vive et plus sincèrement exprimée. Petoefi, on en est sûr d’avance, ne cherche pas dans la silencieuse étendue de la Puszta ce que cherchait Obermann dans les gorges alpestres. Ce n’est pas la rêverie qui l’appelle ; ces horizons infinis, cette immensité silencieuse, sont pour lui le domaine de la liberté. Il ne demande pas au désert l’oubli de la vie et des hommes, mais le goût de l’indépendance et l’apprentissage de l’action. ”
