Charles Revillout,  Beaumarchais et la Comédie espagnole… (1867)

“ Réunir tout ensemble la corruption la plus éhontée et l'amour de l'humanité, l'esprit de justice et la haine du Christ, le juste par excellence ; allier le culte de la raison avec le matérialisme le plus abject, le désir sincère du progrès, de la liberté, de la vérité, du bien-être social, avec le dédain des vertus et des principes qui chez tous les peuples et dans tous les temps ont assuré la possession de ces biens précieux, c'est, Messieurs , le spectacle inouï, étonnant, déconcertant, que présente la tin du XVIIIe siècle. On veut en même temps tous les contraires. ”
Source : Gallica

Charles Revillout,  Discours sur J.-A. Roucher : prononcé à la rentrée des facultés et de l'école supérieure de pharmacie de Montpellier… (1868)

“ ROUCHER, l'auteur des Mois et la victime de la Terreur, est, en effet, un de ces nobles fils dont une cité peut être fière, car il a réuni dans une carrière , malheureusement bornée trop vite, ces deux grandes choses qui honorent les hommes et peuvent faire leur gloire : un beau talent et un généreux caractère. Et s'il a su , comme poëte , se créer une place dans notre histoire littéraire , il peut encore mieux, par la dignité de sa vie et l'héroïsme de sa mort, servir de modèle à toutes les époques et particulièrement à la nôtre. ”
Source : Gallica

Charles Revillout,  Un lexicographe du second siècle de notre ère… (1875)

“ Pollux trafiqua de son talent comme les autres, et gagna crédit et richesse en composant des déclamations, des dissertations, des lalies et des panégyriques. Mais le succès et peut-être aussi ses travers et ses vices suscitèrent contre lui de redoutables inimitiés. La plus dangereuse fut celle du fameux Lucien de Samosate. Soit jalousie de métier, soit rivalité d'école, ce railleur caustique prit en haine le sophiste de Naucratis, et s'efforça de le rendre l'objet de la risée et du mépris publics. ”
Source : Gallica

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