Résumé

Charles Revillout Un lexicographe du second siècle de notre ère… (1875)

Pollux trafiqua de son talent comme les autres, et gagna crédit et richesse en composant des déclamations, des dissertations, des lalies et des panégyriques. Mais le succès et peut-être aussi ses travers et ses vices suscitèrent contre lui de redoutables inimitiés. La plus dangereuse fut celle du fameux Lucien de Samosate. Soit jalousie de métier, soit rivalité d'école, ce railleur caustique prit en haine le sophiste de Naucratis, et s'efforça de le rendre l'objet de la risée et du mépris publics.
Source : Gallica

Charles Revillout Un lexicographe du second siècle de notre ère… (1875)

Sans partager complètement tous les travers de ces puristes à outrance, Pollux appartenait à leur École, et l'on peut même dire que la critique était sa principale science. Il n'est donc point étonnant qu'en recueillant, comme le faisait son contemporain Phrynichus, les termes du beau langage, non-seulement il n'ait pas cru s'abaisser, mais encore ait tiré vanité d'une œuvre aussi méritoire. L'Onomasticon est cependant, il faut le dire, moins exclusif et moins étroit que le Vocabulaire de Phrynichus.
Source : Gallica

Charles Revillout Un lexicographe du second siècle de notre ère… (1875)

Pour comprendre comment Pollux, que ses succès oratoires avaient trompé sur son véritable mérite, en vint à descendre des hauteurs de l'éloquence pour composer un simple recueil de mots, il faut se reporter aux idées littéraires qui dominaient alors dans la plupart des écoles. On était au siècle des Antonins, époque d'érudition plutôt que de science, d'imitation plutôt que d'originalité, que l'on a fort bien définie en la nommant le règne de l'archéologie".
Source : Gallica

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