Henri Caffiaux, De l'oraison funèbre dans la Grèce païenne (1860)
“ L'oraison funèbre personnelle vante-t-elle le bonheur du défunt, bonheur pendant sa vie, bonheur au moment même de son trépas ? Il y a dans la pensée de ce que renferme un cercueil une réfutation irrésistible, une protestation contre laquelle ne prévaudra jamais un vain luxe de paroles : le cortége d'idées sensuelles dont l'éloge se nourrit n'est pas d'ailleurs de nature à nous faire surmonter cette horreur de la mort que nous éprouvons tous, et une vie qui n'aboutit qu'à un pareil terme repousse l'idée du bonheur d'une manière invincible. ”
