Résumé

Henri Caffiaux De l'oraison funèbre dans la Grèce païenne (1860)

L'oraison funèbre personnelle vante-t-elle le bonheur du défunt, bonheur pendant sa vie, bonheur au moment même de son trépas ? Il y a dans la pensée de ce que renferme un cercueil une réfutation irrésistible, une protestation contre laquelle ne prévaudra jamais un vain luxe de paroles : le cortége d'idées sensuelles dont l'éloge se nourrit n'est pas d'ailleurs de nature à nous faire surmonter cette horreur de la mort que nous éprouvons tous, et une vie qui n'aboutit qu'à un pareil terme repousse l'idée du bonheur d'une manière invincible.
Source : Gallica

Henri Caffiaux De l'oraison funèbre dans la Grèce païenne (1860)

Un exorde particulier et nullement banal vous sera parfois donné par le personnage lui-même. S'il a été, par exemple, éloquent ; on dira qu'il est naturel que l'éloquence fasse les frais de son éloge ; s'il a prononcé lui-même quelque oraison funèbre, qu'il est juste qu'on lui paie le même tribut ; enfin on usera de tout ce que permet son mérite.
§ 6. L'élocution doit être variee, nourrie, la où le sujet touche à la confirmation; quand il a du brillant et de la grandeur, comme lorsqu'il s'agit de l'Ame, elle doit être élevée, sublime et voisine de celle de Platon.
Source : Gallica

Henri Caffiaux De l'oraison funèbre dans la Grèce païenne (1860)

Que du haut de ce monument élevé à la gloire de sa patrie et qui lui sert comme de piédestal à lui-même, il abaisse ensuite les yeux sur ces tombes, il n'a plus rien à craindre pour lui ni pour la continuation d'une guerre à laquelle sa popularité est attachée. La mort de ces guerriers n'est plus qu'un sacrifice volontaire qu'ils ont fait à la grande idole ; leur éloge est tout entier dans celui de la patrie qu'ils ont parée de leur gloire, et, à son tour, elle les récompense par l'oubli de leurs fautes individuelles et par une impérissable renommée.
Source : Gallica

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