Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais

Résumé

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais L'autre Tartuffe, ou La mère coupable (1793)

BEGEARSS, appuyant.
Je le ferai. – Tu sens que l'amour n'est pour rien dans un pareil arrangement. (L'air caressant.) Je n'ai jamais vraiment aimé que toi.
SUZANNE.
Ah ! si Madame avait voulu....
BEGEARSS,
Je l'aurais consolée, sans doute ; mais elle a dédaigné mes voeux.... Suivant le plan d'Almaviva, sa femme va au couvent.
SUZANNE, vivement.
Je ne me prête à rien contre elle.
BEGEARSS.
Que diable ! il la sert dans ses goûts. Je t'entends toujours dire : Ah ! c'est un ange sur la terre !
SUZANNE, en colère.
Eh bien ! faut-il la tourmenter ?
BÉGEARSS, riant.
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais L'autre Tartuffe, ou La mère coupable (1793)

BÉGEARSS.
Déposez vos douleurs dans le sein d'un homme sensible.
Mme ALMAVIVA.
Enfin, est-ce lui, est-ce vous qui avez déchiré le coeur de Florentine ? Je la destinois à mon fils. Née sans bien, il est vrai, mais belle et vertueuse, élevée au milieu de nous, mon fils, devenu héritier, n'en a-t-il pas assez pour deux ?
BÉGEARSS.
Que trop, peut-être ; et c'est d'où vient le mal !
Mme ALMAVIVA.
Mais, comme si le ciel n'eût attendu aussi longtemps que pour me mieux punir d'une imprudence tant pleurée, tout semble s'unir à la fois pour renverser mes espérances. Mon époux déteste mon fils
Source : Gallica

Portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais L'autre Tartuffe, ou La mère coupable (1793)

Mme ALMAVIVA, LÉON, FLORESTINE,
Mme ALMAVIVA, à Léon.
NOUS, mon fils, ne sachons jamais ce que nous devons ignorer. Tu pleures, Florestine !
FLORESTINE pleurant.
Ayez pitié de moi, Madame ! Eh ! comment soutenir autant d'assaut dans un seul jour ? A peine j'apprends qui je suis, qu'il faut renoncer à moi-même, et me livrer.... je meurs de douleur et d'effroi. Dénuée d'objections contre monsieur Bégearss, je sens mon coeur à l'agonie, en pensant qu'il peut devenir.... Cependant il le faut ; il faut me sacrifier au bien de ce frère chéri, à son bonheur.... que je ne puis plus faire.
Source : Gallica

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