Octave Pradels,
Fleurs de Gaule, poésies gaillardes…
(1910)
“ Exhalant vers le Ciel comme un parfum d'encens. Mais non, je suis trop vieux... personne qui me garde, De moi l'on ne veut plus... je boité et suis fêlé. Une femme s'arrête... et me touche?... et regarde?... Une sueur d'angoisse à mon bord a perlé ! Elle marchande... horreur ! c'est une vieille garde ! Hé ! quoi ! je devrai donc contenir ce débris, Ce tas gélatineux, cette lune fossile ! Je serai pour moi-même un objet de mépris, Sur mes trois pieds restants de terreur je vacille. Quoi ! moi qui vous ai vus, doux retraits amoureux, Petits, soyeux, vermeils, trésors de folle ivresse ”
