Résumé

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels Fleurs de Gaule, poésies gaillardes… (1910)

Exhalant vers le Ciel comme un parfum d'encens.
Mais non, je suis trop vieux... personne qui me garde,
De moi l'on ne veut plus... je boité et suis fêlé.
Une femme s'arrête... et me touche?... et regarde?...
Une sueur d'angoisse à mon bord a perlé !
Elle marchande... horreur ! c'est une vieille garde !
Hé ! quoi ! je devrai donc contenir ce débris,
Ce tas gélatineux, cette lune fossile !
Je serai pour moi-même un objet de mépris,
Sur mes trois pieds restants de terreur je vacille.
Quoi ! moi qui vous ai vus, doux retraits amoureux,
Petits, soyeux, vermeils, trésors de folle ivresse
Source : Gallica

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels Fleurs de Gaule, poésies gaillardes… (1910)

Plus d'enlèvements au pétrole, Ça sent mauvais et c'est banal ; Le biplan, dans une auréole. Ravira l'objet virginal. A l'infante pour qui soupire Son coeur, l'amoureux pourra dire, Ou chanter, comme à l'Opéra : « Accours, accours dans ma nacelle « Ta fleur, timide jouvencelle, « En planant, on l'effeuillera ».
Quels charmants voyages de noces A travers les immensités ! Loin des hôtels, des lits atroces, A l'abri des yeux effrontés. On aura pour témoin la Lune Qui voudra sourire à chacune
Source : Gallica

Portrait de Octave Pradels Octave Pradels Fleurs de Gaule, poésies gaillardes… (1910)

« La lune est pleine de mystères Et, sous son masque enfariné, Cache un monde désordonné Semé de rocs et de cratères.
« L'astronome passe son temps A braquer son bon télescope Pour y surprendre une syncope Ou découvrir des habitants ;
54 FLEURS DE GAULE
« Mais de son sourire immuable La Lune voile ses secrets Et se moque bien des pauvrets Qui veulent sonder l'insondable
« Ainsi, l'amoureux dépité Vous scrute en vaillant astronome Et ne peut découvrir, en somme, Si votre coeur est habité. »
Source : Gallica

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