Résumé

Sordello Mélanges, poèmes amorphes... (1907)

Il chante, et l'Echo vient redira, Dans les vallons, sur les coteaux, Que Philomèle est en délire, Qu'après l'amour son coeur soupire Dans la feuillée d'un arbrisseau Cependant que la lune éclaire Les alentours de son nid, Et que, cachées dans la fougère, Les grâces s'étendent sur la terre Tressant des fleurs autour de lui.
Le temps est clair : la nuit est belle Allons rêver dans les sentiers Sous les futaies et les halliers Où sommeillent les Tourterelles.
Source : Gallica

Sordello Mélanges, poèmes amorphes... (1907)

Te voilà revenu avec la brise chaude Agitant sous son souffle l'épi déjà formé ; Te voilà revenu, mêlant au vert émeraude La blanche marguerite et le trèfle empourpré.
Je te chante dès l'aube, à l'heure de la prière, Quand l'Angelus résonne là-bas dans le lointain ; O Printemps ! je t'adore : c'est toi que je vénère, Ecoute, ami, écoute mon si joyeux refrain.
Ecoute-moi chanter, c'est Dieu qui me l'ordonne, Dieu qui m'a préservé des longs frimas d'hiver ; Dieu qui a protégé ma chétive personne Des appâts, des lacets jadis couvrant la terre.
Source : Gallica

Sordello Mélanges, poèmes amorphes... (1907)

Elle habite là-bas un bocage,
Rempli de fleurs, Où Philomèle dans son langage
Vous rend rêveurs.
Veux-tu que, comme elle, je te chante,
Astre béni, Celle que, sans cesse, mon coeur hante
Pendant la nuit ;
Disparais vite sous ce gros nuage
A l'horizon, Et tu verras le doux mirage
De l'illusion ; Ou cache-toi sous la feuillée
Refuge d'amour, Et tu liras sur la Rosée :
« Je l'aime toujours ».
52 MÉLANGES
Je t'ai conté l'âme attendrie
Mon doux espoir Et tu pourras dire à ma mie .
« Il veut te voir. »
A NINON
A NINON
Sais-tu pourquoi,. Ninon, ma charmante mignonne, Je pense à toi ?
Source : Gallica

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