Arthur Daxhelet, Nouvelles de Wallonie
“ Il arriva sous la petite fenêtre basse de la chambre où reposait Isabelle. Il écouta : tout dormait, la cense, la campagne et, là-bas, le bois. Et, dans le silence, si complet qu’il en était pénétrant et terrible, il eut l’audition de deux souffles, de deux respirations : la sienne et une autre ; il frissonna. Vain émoi ! C’était son souffle régulier à Elle, s’alanguissant comme une céleste mélodie, en s’échappant par la fenêtre laissée béante pour aspirer les fraîcheurs en cette nuit tiède. Oh ! ce rythme enivrant pour l’amoureux !... Robert crut défaillir de bonheur. ”
