Marcel Remy, Le jour de mes Pâques
“ Nous partons : moi, je marche un peu en avant, comme un pâquai doit faire, bien au milieu de la route. Je voudrais même que les bennais de houille que nous rencontrons aillent de côté pour nous laisser le milieu, mais c’est nous autres qui doit y aller, de côté. Dans le petit cabaret devant l’église, nous voyons Djôre, le père de Zante, qui pleure en se tenant au cou du maçon Lodomé, un homme tout sale, couvert de mortier, et ils ont chacun un henna dans leur main. — A c’t’heure, dit mon oncle, vocial pôr Djôre qu’est déjà sô à hute heures ax matin, pace qui s’fi fait ses pâques. ”
