Résumé

Marcel Remy,  Le jour de mes Pâques

“ Nous partons : moi, je marche un peu en avant, comme un pâquai doit faire, bien au milieu de la route. Je voudrais même que les bennais de houille que nous rencontrons aillent de côté pour nous laisser le milieu, mais c’est nous autres qui doit y aller, de côté. Dans le petit cabaret devant l’église, nous voyons Djôre, le père de Zante, qui pleure en se tenant au cou du maçon Lodomé, un homme tout sale, couvert de mortier, et ils ont chacun un henna dans leur main.
— A c’t’heure, dit mon oncle, vocial pôr Djôre qu’est déjà sô à hute heures ax matin, pace qui s’fi fait ses pâques.
”
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Marcel Remy,  Le jour de mes Pâques

“ Chez ma tante Dolphine, ici tout près, c’est vite fait. Elle regarde toujours comment on est habillé et si les affaires vont comme il faut. Alors elle me fait tourner et ratourner devant elle ; elle tire mon gilet par devant, mon paletot par derrière et mon pantalon en haut, puis mon devant de chemise en bas, elle refait le floquet de ma cravate, elle m’embête de tous les côtés.
— Tirez votte main hors de votte poche, qu’elle dit. On ne fait pas comme ça ; c’est les petitès gens et les ouvriers qui mettent leur poing comme ça au fond de leur poche.
”
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Marcel Remy,  Le jour de mes Pâques

“ Prenez ça. C’est pour le jour de vos pâques. Et maintenant, soyez bien brafe. Vous êtes un grand jeune homme à c’t’heure. N’allez plus baligander avec des chinisses comme celui de chez Djôre. Vous avez entendu prêcher l’curé, est-ce pas, et ce que Napoléon a dit pour le jour de ses pâques. Et vous pouvez bien me dire merci, sa’ez-vous !
— Merci, ma tante, que je dis fort haut comme si je criais après quelqu’un.
”
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