Amédée Rouquès, Pour elle, poésies (1900)
“ Un rêve humain, un coeur qui bat et vit, une âme, Veille-t-elle attardée autour de ce fanal? Quel espoir vain trahit peut-être cette flamme? De quel bonheur peut-être est-elle le signal? POUR ELLE 125 Oui, cette flamme au loin illuminant la vitre, C'est pour moi, je le sens, qu'elle brûle si haut. Comme l'insecte au vent éployant ses élytres, Ah! sans crainte, voler, voler vers le flambeau! Loin des mensonges et des luttes, loin des villes, Loin des baisers payés et loin des trahisons, Vers l'asile de paix et d'amour, vers l'asile Où n'atteindront ni les clameurs ni les chansons ! ”
