Marcel Coussot

Résumé

Marcel Coussot,  L'Homme devant Dieu (1930)

“ Car l'Harmonie exhale ses couleurs : — Souffle d'amour ! mélange de saveurs !
L'oiseau divin, l'hôte de la ramée, Modulera sa cantate animée ;
Si, dans les bois, épaisses frondaisons, Il peut nous voir traverser les gazons. O Némosi ! sentez-vous dans votre âme Courir l'amour, ce souffle, cette flamme ?
Oui, la Nature est riche de parfums,
Pures senteurs pénètrant les humains Pour augmenter leur puissance de vie Venez, alors, pour les goûter, ma mie ; Ce bel effort qui nous pousse en avant, De l'Amour Dieu c'est le souffle émouvant.
”
Source : Gallica

Marcel Coussot,  L'Homme devant Dieu (1930)

“ Il part en nous voyant : — ô spectacle terrible, Où l'homme, s'égarant, tombe en ce gouffre horrible !
Et là-bas, le berceau de l'enfance fleurit,
Comme il était jadis à leur premier souris ;
Quand, jeunes amoureux, ils faisaient la causette ; Quand Paul était enfant, et Sylvia mignonnette.
Et, chaque soir, un homme en deuil y vient prier,
Sous cette arche divine, et se met à pleurer :
C'est Paul, — ô pauvre Paul ! — qui, dans l'ombre sereine
Où l'âme de sa mie apparaît dans sa peine, A genoux près du banc, veut encore un baiser.
”
Source : Gallica

Marcel Coussot,  L'Homme devant Dieu (1930)

“ Maintenant que ma rose A fui vers les azurs, — Souvenirs doux et purs ! Son âme se repose.
Et la mienne, en retour, Monte toujours vers elle, Sur la vague, sur l'aile Qui transporte l'amour...
Dans le pré des fleurettes Se courbent devant moi,
Et me comblent d'émoi,
Comme au temps des cueillettes...
Il semble qu'une voix Caresse mes oreilles :
Les petites, vermeilles,
S'entr'ouvent plusieurs fois.
”
Source : Gallica

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