Anatole Cerfberr,
Loin des coulissiers
(1860)
“ Fait briller sur les fronts la joie et le bonheur; Tandis que rien ne peut faire battre mon coeur Froid, vide et desséché.—Rieuse, blanche et rose, Passe tout près de moi, fleur récemment éclose, La jeune fiancée, ange frais et charmant. Son bel oeil incliné s'attache à son amant. Il parle; elle répond. J'entends sa voix joyeuse Vibrer, lugubre autant qu'une harpe pleureuse, Pour moi dont le foyer sans hôte et sans amour Me fait durs et pesants chaque heure et chaque jour. En moi tout est désert et froid comme la tombe. Dans la vie, à tout pas, je me heurte et je tombe. ”
