André Voisin, Les Mensonges dorés. La Rose (1928)
“ Tais-toi, Muse, tais-toi. . . Tu déchires mon âme. Ses malheurs sont les miens. C'est la lune qu'il aime, et moi J'aime une femme... Amour ! quand tu nous tiens! J'ai fait un rêve d'or ; le rêve de ma vie. Comme un fou j'ai aimé. Adieu, Muse, va-t-en. . Car ma tâche est finie C'est la réalité ! « La vie a des rigueurs à nulle autre pareilles ». Trop aimer c'est souffrir ! Elle cache l'amour sous des teintes vermeilles, Mais ne fait qu'éblouir !... La Muse Regarde le soleil, il semble te sourire ; Pourquoi donc t'attrister ? Regarde ta douleur, c'est elle qui t'inspire ”
