André Voisin

Résumé

André Voisin Les Mensonges dorés. La Rose (1928)

Tais-toi, Muse, tais-toi. . . Tu déchires mon âme.
Ses malheurs sont les miens.
C'est la lune qu'il aime, et moi J'aime une femme... Amour ! quand tu nous tiens!
J'ai fait un rêve d'or ; le rêve de ma vie.
Comme un fou j'ai aimé.
Adieu, Muse, va-t-en. . Car ma tâche est finie C'est la réalité !
« La vie a des rigueurs à nulle autre pareilles ».
Trop aimer c'est souffrir !
Elle cache l'amour sous des teintes vermeilles, Mais ne fait qu'éblouir !...
La Muse
Regarde le soleil, il semble te sourire ;
Pourquoi donc t'attrister ? Regarde ta douleur, c'est elle qui t'inspire
Source : Gallica

André Voisin Les Mensonges dorés. La Rose (1928)

C'est pourquoi j'aime à voir, l'amant et sa compagne Aux sons mélodieux d'invisibles banjos,
Esquisser un baiser, se griser d'un tango, Construisant, pas à pas, leurs châteaux en Espagne !
L'homme est volage et femme est frivole. Comme un oiseau déserterait son nid, Bientôt, hélas, le rêve s'envole Et dans le coeur livre place au dépit.
La vie alors devient plus perfide ; L'on n'aime plus, car le masque est tombé. Tout semble vain et tout semble vide, Et l'on se rit d'avoir, parfois, rêvé.
Source : Gallica

André Voisin Les Mensonges dorés. La Rose (1928)

Tout, hélas, est si vain ! Si vain, quand on y songe, Qu'il vaudrait mieux, je crois, ne jamais y songer. Et le plus bel amour souvent n'est qu'un mensonge ; Est-ce alors pour cela qu'un coeur doit se ronger ? Est-ce donc pour si peu qu'on doit briser sa vie ? Allons ne souffre plus ; ce qui est mort est mort ! Et pour un autre amour, crois-moi, le coeur oublie... Et puis, non !
Car vois-tu, moi.
Source : Gallica

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