Résumé

A. Duguay Larmes et sourires, par A. Duguay (1869)

Je sens que le Ciel m'abandonne, Car j'ai privé de mon secours Ma mère qui n'aura personne Pour l'assister dans ses vieux jours.
CHOEUR
Colomb nous a trompé, qu'il meure, Que l'onde qui s'agite au flanc de nos vaisseaux
Lui murmure sa dernière heure Et l'emporte à jamais sous l'abîme des eaux !
COLOMB, survenant
Mais d'où viennent ces bruits, cette clameur immense, Quoi ! vous êtes ici : la tempête commence !
Menaçant de nous engloutir, Vous êtes là, craintifs, à l'aspect de l'orage, Est-ce que vous tremblez, matelots sans courage ?
Source : Gallica

A. Duguay Larmes et sourires, par A. Duguay (1869)

Le jeune homme à vingt ans. le coeur plein de désirs, Court pour les satisfaire après tous les plaisirs ; Son coeur est plein d'espoir et sa tête est féconde, Il suit avec ardeur le tourbillon du monde ; Il forme les projets les plus longs, les plus beaux, Il ne voit que bonheur, fêtes, bals et flambeaux ; Il est jeune, il est fier : dans le sein de l'orage Ses yeux n'ont aperçu qu'un séduisant mirage, Il se laisse éblouir par ces dehors brillants, Par ce monde trompeur qui couve des tempêtes, Qui cache des douleurs qui font blanchir les têtes, Et qui changent en pleurs les visages riants.
Source : Gallica

A. Duguay Larmes et sourires, par A. Duguay (1869)

Quand toute la nature est sombre, désolée Et gémit sous le poids d'un morne et froid sommeil. Il suffit, pour la voir riante et consolée, D'un sourire du ciel, d'un rayon de soleil.
De même, quand mon âme, aux chagrins asservie, Répand dans mes esprits le trouble et la douleur ; Quand je voudrais mourir sans regretter la vie, Pour faire refleurir l'espérance en mon coeur Et donner à mon être une force nouvelle, Il suffit d'un rayon du feu de la prunelle.
Source : Gallica

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