Jean-Auguste Boyer-Nioche, Fables (4e édition augmentée d'un sixième livre et illustrée… (1858)
“ Oh! oh ! reprit l'oison, vous nous la donnez belle, Et frappant l'onde de son aile, En pointe, il veut s'élancer vers les cieux. Mais, dans leur vol, on sait que la nature Voulut que les oisons eussent une autre allure, Et qu'ainsi l'horizon fixa toujours leurs yeux, Tandis qu'elle permit au fier oiseau des dieux De fixer le soleil d'une forte prunelle, Et de monter tout droit à la voûte éternelle. Ce qui fit que l'oison, imbécile animal, Retomba lourdement dans son marais natal, Où canards et plongeons, se firent une fête, Par leur joyeux sabbat, de lui rompre la tête. ”
