Résumé

Desseine Les beautés de l'univers (1888)

Toutes les créatures sont pour l'homme un moyen de glorifier la nature. Dans chaque plante, dans chaque arbre, dans chaque fleur, et même dans chaque pierre, sa grandeur se reflète, et il ne faut qu'ouvrir les yeux pour l'y reconnaître ; mais elle se manifeste avec bien plus d'éclat dans le règne animal. Examinons la structure d'un seul des êtres qu'il renferme : quel art, quelle beauté, que de choses admirables ! Et combien ces merveilles ne se multiplieront-elles pas, si nous pensons à la multitude presque infinie et à l'étonnante diversité des animaux !
Source : Gallica

Desseine Les beautés de l'univers (1888)

Conduite par un instinct sûr, la brute semble produire tout d'un coup des ouvrages parfaits ; elle s'arrête quand il le faut et règle son travail selon les circonstances, sans pouvoir s'écarter des vues de cette sagesse qui a circonscrit dans sa sphère chaque insecte, comme chaque planète.
Depuis l'éléphant jusqu'au ciron, depuis l'aigle jusqu'au moucheron, depuis la baleine jusqu'à l'huître, il n'est, sur la terre, dans l'air, ni sous les eaux, aucun animal à qui la nourriture ne soit nécessaire pour croître et pour subsister.
Source : Gallica

Desseine Les beautés de l'univers (1888)

Les cailles, au printemps, passent d'Afrique en Europe, pour y jouir d'une chaleur modérée. En automne, elles profitent d'un vent du nord pour quitter l'Europe, et, dressant en l'air une de leurs ailes comme une voile, battant de l'autre comme d'une rame, elles rasent les flots de la Méditerranée, et vont chercher dans l'Egypte et dans
la Barbarie une température douce et semblable à celle des climats qu'elles abandonnent.
Source : Gallica

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