Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais,
Œuvres complètes
“ Le Jay se mit au bureau de mon mari, où il écrivit librement et de son chef la déclaration, on en peut conclure hardiment que ce fut M. Goëzman qui fit la minute. Vous n’êtes pas gens à ménager l’adversaire, quand vous croyez avoir de l’avantage sur lui. Mais, comme une négation formelle vous eût trop exposés l’un et l’autre, aujourd’hui que j’ai prouvé par mon supplément que M. Goëzman a fait la minute, vous employez la bonne, fine, double phrase il fut fait, la seule qui pût être utile à deux fins, propre à vous servir si on la prend bien, et à ne vous pas nuire si on la prend mal. ”
