Saint-Marc Girardin,
Souvenirs et réflexions politiques d'un journaliste…
“ L’homme du XVIIIe siècle qui invoque la liberté du travail, l’invoque dans un esprit de fierté et d’indépendance personnelles. Le travailleur du XIXe siècle, ; tel que le conçoivent nos utopistes, n’est ni le chrétien qui se résigne, ni l’homme du XVIIIe siècle qui s’enorgueillit. Il croit, comme tous les deux, qu’il doit travailler, mais il ne croit pas que ce soit à ses risques et périls qu’il doive pratiquer ce droit. Il a sur le travail une sorte de droit absolu, indépendant de toutes les vicissitudes de l’industrie et de la société : il n’est pas, comme le chrétien, obligé au travail ”
