Résumé

Jacques Bonnetat De la Politique révolutionnaire et de son avenir… (1849)

Détruire, avec la Religion, la Royauté, et cette ombre vénérable était encore debout ; elle se dressait, au milieu des ruines, comme un spectre menaçant qui troublait le sommeil et les veilles du peuple abusé et des hommes compromis. La révolution, c'est la lutte contre la Royauté, et son triomphe, la mort de Louis XVI. Mais comment atteindre au sommet de l'édifice sans partir de la base? Pour abattre le tyran, ne fallait-il pas exterminer ses suppôts ? Pour rouler la monarchie dans une fosse, ne fallait-il pas détruire tout ce qui en faisait la force et l'appui ?
Source : Gallica

Jacques Bonnetat De la Politique révolutionnaire et de son avenir… (1849)

Est-ce qu'il est possible que du sein d'un peuple ne s'élève pas un cri d'indignation et de colère contre toute faction impie qui prétend l'asservir, et l'asservir jusqu'à tyranniser sa pensée, sa volonté, jusqu'à le forcer d'abdiquer ses propres idées et ses sentiments les plus chers? Mais, du milieu de ce peuple, la réaction doit monter menaçante contre les oppresseurs qui l'ont abaissé et humilié à ce point, comme le cri de la vengeance monte du coeur de l'homme contre l'ennemi qui l'a blessé dans son honneur.
Source : Gallica

Jacques Bonnetat De la Politique révolutionnaire et de son avenir… (1849)

Eh mon Dieu! s'il en était autrement, si la souveraineté du peuple, même reposant sur le droit naturel, pouvait, à partir de la base au sommet, être une vérité ; si les faits politiques et sociaux n'étaient jamais que le résultat de la volonté générale et non des caprices d'une faction insolente qui usurpe le droit de tous et s'impose au grand nombre, il n'y aurait jamais ni révolutions, ni bouleversements, car jamais la majorité d'un peuple ne voudra le désordre, la violation des lois, la révolte contre l'autorité légitime, ni l'application de mesures anarchiques et anti-sociales.
Source : Gallica

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