Résumé

Sylvain Eymard La Politicomanie, ou Coup d'oeil critique sur la folie révolutionnaire qui a régné en Europe depuis 1789 jusqu'au 2 décembre 1851… (1858)

On a beau leur dire que ces inégalités sont la charpente obligée de tout édifice social ; que, pour élever une pyramide, il faut une base et un sommet; que, dans tout composé organique, il y a des parties assujélies à la prééminence des autres; que l'égalité absolue est une pure chimère, et qu'enfin ils périront tous ensemble sous les décombres de l'ancienne société minée par eux, ils n'en persistent pas moins à soutenir que tous les hommes sont égaux par la nature, et que nulle distinction de rang, de fortune et d'intelligence ne doit subsister parmi eux.
Source : Gallica

Sylvain Eymard La Politicomanie, ou Coup d'oeil critique sur la folie révolutionnaire qui a régné en Europe depuis 1789 jusqu'au 2 décembre 1851… (1858)

Chez eux, le mot de liberté était donc synonyme d'obéissance, d'honneur, de piété et de vertu , tandis que chez nous il veut dire révolte, anarchie et pillage. Quand un orateur montait à la tribune pour rappeler le peuple à ses devoirs, pour signaler une belle action ou pour prononcer avec l'accent d'une mâle éloquence le nom sacré de liberté, soudain un enthousiasme général, un frémissement universel s'emparait de tout l'auditoire et produisait cet élan admirable qui en faisait un peuple de sages et de héros, pendant que parmi vous, Citoyens, lorsque quelques forcenés hurlent vive la liberté!
Source : Gallica

Sylvain Eymard La Politicomanie, ou Coup d'oeil critique sur la folie révolutionnaire qui a régné en Europe depuis 1789 jusqu'au 2 décembre 1851… (1858)

Il n'y a qu'un esprit faux, injuste, prévenu, un républicain en un mot, qui puisse contester les immenses services qu'elles ont rendus. Et si, par impossible, elles n'avaient pas vu le jour, si une république démocratique et sociale avait régné à leur place, que serait-il arrivé? où en serions-nous...? Hélas! depuis bien des siècles il n'y aurait plus d'Europe au monde ni sur la carte ; et ce point qui est encore aujourd'hui l'admiration de l'univers, ne serait qu'un repaire de brigands et de bêtes fauves, qu'un affreux désert où l'on verrait pousser la bruyère et les ronces.
Source : Gallica

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