Résumé

Sylvain Eymard La politicomanie, ou De la folie actuellement régnante en France (1832)

Je remarquerai ensuite qu'il est impossible d'améliorer le sort des masses dans le sens qu'on l'entend. Un monde dans lequel tous les hommes seraient égaux en naissance et en fortune est un monde idéal, une chimère qui ne peut se réaliser. Toute société est nécessairement établie sur une classe d'hommes qui possède et qui ne fait rien, et sur une classe d'hommes qui ne possède pas et qui travaille. Loin que l'inégalité de condition soit un mal qui exige une réforme, elle est, au contraire, le principe et la vie du corps social.
Source : Gallica

Sylvain Eymard La politicomanie, ou De la folie actuellement régnante en France (1832)

Qui ne sent, par
cette comparaison, que, si l'amour de la gloire, joint à beaucoup de constance, soutint longtemps la puissance romaine, chez nous, qui n'aimons la gloire que par boutade et qui manquons de fermeté, il est impossible de fonder solidement une république.
Mais ce n'est point assez que d'avoir l'amour de la patrie, de la liberté et de la gloire pour établir un gouvernement démocratique, il faut encore des moeurs austères et presque sauvages. Nos citoyens musqués et dorés vont se récrier, mais tant pis.
Source : Gallica

Sylvain Eymard La politicomanie, ou De la folie actuellement régnante en France (1832)

Vainement il est passé en principe qu'un état est mieux gouverné avec un petit nombre de lois simples, claires et précises qu'avec des codes volumineux qui le tourmentent; que leur multiplicité est une preuve de sa corruption et de sa décadence; en vain la France possède à elle seule plus de lois que l'Europe et les trois autres parties du monde civilisé et se débat dans un dédale où la justice ne voit plus goutte, elle soutient qu'elle n'a point de lois, qu'il lui faut des lois et que sans lois elle est perdue.
Source : Gallica

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