Résumé

J. Moynet L'envers du théatre : machines et décorations (1873)

LE THÉÂTRE MODERNE — LA SCÈNE
On vient de représenter une grande pièce, opéra, féerie ou ballet, avec transformations, trucs, et tout le luxe de costumes et de décors nécessaires. C'est une occasion favorable pour visiter, examiner l'envers du théâtre depuis le sol jusqu'au comble. Je suppose que le lecteur a vu, de la salle, la représentation; encore tout ébloui des magnificences du spectacle, il veut connaître les moyens employés pour produire les effets merveilleux qu'il a admirés. Il s'intéresse aux secrets du théâtre et ne craint pas la perte de ses illusions s'il voit la vérité de près.
Source : Gallica

J. Moynet L'envers du théatre : machines et décorations (1873)

L'éclairage à l'huile n'est pas tout à fait abandonn-é.
Pour le service des dessous, du cintre, et même sur la scène, la lumière doit souvent accompagner l'ouvrier qui a une réparation à faire ou un objet à agencer dans un des mille endroits obscurs où la lumière du gaz ne peut pénétrer. Mais la vieille lampe à l'huile du théâtre ancien, si ingénieusement construite qu'on pouvait la promener partout sans aucune précaution, celle qui a jadis éclairé l'Olympe dans les fameuses gloires de l'Opéra, ne sert plus aujourd'hui qu'aux services secondaires du théâtre.
Source : Gallica

J. Moynet L'envers du théatre : machines et décorations (1873)

Du ciel descendent les divinités des airs, et du sol et des fontaines sortent celles des eaux. Le théâtre se couvre de tout son personnel arrivant de tous côtés ; la lumière électrique tombe à flot sur ce tableau qui clôt le spectacle ; le rideau tombe.
Aussitôt le rideau tombé, c'est un sauve-qui-peut général ; on éteint les portants et les traînées ; une herse seule reste allumée pour éclairer cette fuite ; les femmes défont épingles et cordons pour se déshabiller plus vite, l'heure de la délivrance a sonné pour tous.
Source : Gallica

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