Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 28 février 1861

Si nous voulons tous être sincères dans la pratique du suffrage universel, nous devons nous appliquer à garantir, par une étroite surveillance et par d’infatigables protestations, la liberté et la régularité du vote ; nous sommes tenus de travailler à éclairer le suffrage universel et à l’affranchir des entraves qui l’empêchent de s’exercer avec discernement, avec choix, c’est-à-dire dans ces conditions de liberté et d’indépendance que l’on ne peut séparer sans une contradiction monstrueuse de la notion de la souveraineté populaire.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 28 février 1861

On peut réduire ces objections à trois sortes d’argumens : l’argument tiré de la prétendue nécessité du pouvoir temporel pour assurer l’indépendance spirituelle du pape, c’est l’objection religieuse ; l’argument fondé sur le respect des traités, sur le droit des gens, auxquels s’appuyaient les souverainetés détruites en Italie par le mouvement national : c’est l’objection légitimiste et diplomatique ; enfin l’argument puisé dans cette doctrine de l’ancien régime qui considérait comme une menace pour la France la formation de grands états dans son voisinage : c’est l’objection politique.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 28 février 1861

L’unité de l’Italie leur eût enlevé ce nid de guêpes, cette mine de guerres qu’ils avaient sous la main toutes les fois qu’ils voulaient faire montre de leur génie. Cet avantage de l’unité de l’Italie, si elle parvient à se fonder, sera profondément senti au contraire par les sociétés modernes, construites, outillées pour l’industrie, pour le commerce, par conséquent pour la paix.
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