N. Schebeko, Souvenirs : essai historique sur les origines de la guerre de 1914 (1936)
“ Mes entretiens avec mes collègues avaient un objet plus défini. Il fallait à tout prix leur prouver que la Russie n'avait jamais voulu la guerre; qu'elle avait tout fait pour l'éviter; que les conseils donnés par elle à la Serbie avaient pour but la solution pacifique de son conflit avec l'Autriche; que, dans ses pourparlers avec Vienne et Berlin, la Russie avait fait preuve de son sincère désir de parvenir à un accord; enfin, que la Russie était, même à cette heure tardive et malgré tout ce qui s'était passé, prête à discuter toute proposition tendant à sauver la paix. ”
