Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1911
“ Encore une fois, nous n’avons aucune raison de désirer aujourd’hui une crise ministérielle qui ne modifierait pas sensiblement la situation politique et ne profiterait pas aux opinions modérées ; mais il faut que le gouvernement marche et le président du Conseil est provisoirement invalide. A chaque incident, on se tournera vers le banc du gouvernement pour demander un avis que personne n’aura autorité ni compétence pour donner. Alors que fera-t-on ? On passera outre ? C’est bien ce que nous craignons : il n’y a rien de plus redoutable que d’habituer une Chambre à se passer de gouvernement. ”
