Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1897

Certes, pour les radicaux et les socialistes, c’est là un danger sérieux, et qui s’aggrave même de jour en jour. Nous ne pouvons que les engager à livrer le plus tôt possible au gouvernement le grand assaut qu’ils préparent, et pour lequel ils creusent dans les sous-sols parlementaires tant de mines et de contre-mines. Ils ne s’y sont pas encore risqués, mais ils le feront : un parti se perd s’il n’agit pas, surtout lorsqu’il est dans l’opposition.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1897

La Porte est dans son droit lorsque, après l’expérience faite, elle demande à savoir exactement où elle est chez elle, et à y être avec sécurité. Il est inadmissible que des incertitudes, ou des contestations maintenues sur la frontière, facilitent dans l’avenir, au gouvernement hellénique des tentatives, ou, si l’on veut, l’exposent à des tentations du genre de celles qui viennent de lui coûter si cher. Et nous en disons autant des capitulations. L’Europe ne peut pas consentir à ce qu’elles soient supprimées pour la Grèce.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mai 1897

La Porte, tout le monde lui dit la vérité ; il n’en est pas de même pour la Grèce. Les victoires de l’armée ottomane n’ont pas pu effacer d’autres souvenirs ; on reste sévère pour le Sultan et pour son gouvernement. En revanche, on est toujours plein d’indulgence pour la Grèce. Il conviendrait pourtant que la voix de l’Europe l’éclairât sur sa situation véritable, puisqu’on ne doit pas compter pour cela sur celle de son gouvernement.
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