Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 juin 1897

Il faut bien, a-t-il dit, que la droite vote avec quelqu’un. À moins qu’on ne la supprime, ou qu’on ne lui interdise de voter, nous ne voyons pas comment elle pourrait sortir de cette alternative qui n’a, qui ne peut avoir que deux termes : voter avec le gouvernement, ou voter avec l’opposition. Quand la droite vote avec l’opposition, celle-ci le trouve très bon, très légitime, très moral, tout à fait convenable, digne d’encouragement, digne d’éloge.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 juin 1897

Il peut se passer bien des choses avant qu’un aussi grand travail, poursuivi si lentement, soit enfin terminé, et qui sait si ce n’est pas là-dessus que comptent à la fois les Turcs et les Grecs, les premiers parce que le temps ne peut évidemment que les favoriser, les seconds parce qu’ils ont l’espoir obstiné du joueur qui attend quand même une surprise heureuse de la fortune et se refuse à croire qu’elle lui sera toujours contraire ? Il est très dangereux de laisser les Turcs et les Grecs dans cet état d’esprit, qui n’est bon ni pour les uns ni pour les autres.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 juin 1897

Il occupe la première place dans l’opposition, et il aspire à s’emparer de la place tout entière, ce à quoi il arrivera sans doute par la disparition de plus en plus complète du parti radical. Dans peu d’années, si l’évolution politique poursuit sa marche actuelle, il n’y aura plus de radicaux à gauche, mais seulement des socialistes. L’histoire du ministère Bourgeois, ministère radical qui n’a pu vivre six mois qu’avec et par les socialistes, a été une première démonstration de cette vérité, destinée à en recevoir d’autres.
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