Résumé

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La Crise politique, par Gustave Chaudey (1847)

La peur du mot d'opposition les empêchera-t-elle de comprendre que, s'ils n'ont pas été maîtres de communiquer leurs tendances libérales au parti conservateur, ils seront toujours maîtres de faire sentir à l'opposition le frein de leurs idées de gouvernement? Ce serait, il faut le dire, une singulière exagération de la discipliné parlementaire, et qui n'est assurément guère probable. Non, la portion nouvelle et libérale du parti conservateur ne voudra pas abdiquer ce qui a fait sa force : elle comprendra mieux les exigences de la situation. Elle fera ce que l'opinion attend d'elle.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La Crise politique, par Gustave Chaudey (1847)

Il n'est pas difficile d'abord de comprendre que c'est à ce moment même qu'ils redoutent, qu'en dépit de toutes les théories pour ou contre, l'influence parlementaire sera prépondérante dans le gouvernement, et que les questions de prérogative soulevées par l'opposition recevront leur solution de la force des choses. Il n'est pas difficile de déduire de là que c'est pour ce moment qu'il importe d'avoir des partis bien équilibrés, au lieu d'un seul parti dominateur, mais discrédité.
Source : Gallica

Portrait de Gustave Chaudey Gustave Chaudey La Crise politique, par Gustave Chaudey (1847)

Mais ce qu'on ne saurait trop rappeler, parce que cela s'oublie trop facilement, c'est l'importance de l'opinion envisagée, non plus comme moyen de gouvernement, mais comme objet de gouvernement, comme intérêt moral ayant besoin d'être administré, d'être satisfait, et formant, à ce titre, un des principaux éléments de la félicité publique. Il ne faut pas croire que ce soit une médiocre jouissance pour un peuple, que celle de se sentir gouverné selon ses sentiments et ses voeux et de vivre pour ainsi dire dans ses idées.
Source : Gallica

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