Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1898

Sans la révision de la Constitution, disent les premiers, rien n’est possible, et les seconds assurent que la révision de la Constitution ne servirait à rien sans la réforme du règlement de la Chambre. Peut-être se trompent-ils les uns et les autres. On aura beau réviser la Constitution ou changer le règlement, si les mœurs politiques et parlementaires restent ce qu’elles sont aujourd’hui, un texte en aura remplacé un autre, et rien de plus. Le mal n’est pas dans les textes, il n’est même pas dans les choses, il est dans les hommes : et c’est pour cela qu’il est si difficile à guérir.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1898

Pour savoir s’ils ne se trompent pas dans leurs calculs, il faudrait être à même de prédire ce que seront les élections, et nous ne sommes pas prophètes.
Toutefois, si les radicaux se modèrent, — qu’ils nous pardonnent le mot, — sur la question de l’impôt sur le revenu, ils restent intraitables sur la question de la révision de la Constitution. Ils veulent une révision ; ils négligent, à la vérité, de dire laquelle ; on sait seulement qu’elle devrait porter à leur gré sur la restriction des droits du Sénat en matière financière. Une révision est toujours une épreuve dangereuse.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 31 mars 1898

Ils ne nient pas la nécessité de quelques réformes dans notre système fiscal, mais ils n’ont jamais pris l’engagement de le transformer de fond en comble. L’impôt sur le revenu n’est pas pour les effrayer : ils le regardent même comme légitime, si on y voit un correctif de ce qu’ont d’exagéré nos impôts indirects, dont le poids principal ne retombe évidemment pas sur les classes les plus riches de la société. Qu’un nouvel impôt direct soit établi, ou que les anciens soient transformés en vue d’atteindre dans leur ensemble les facultés du contribuable, personne ne s’y oppose.
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