Résumé

Georges Lachapelle Les Élections générales et la nouvelle chambre

Mais il serait plus exact de dire qu’elles sont l’œuvre du parti radical. Quand on proclame bien haut que les suffrages de la droite ne compteront pas, qu’on doit former des coalitions contre tous ses candidats et gouverner contre elle après chaque élection, il ne faut pas s’étonner qu’elle se révolte contre une pareille iniquité et qu’elle vote pour un socialiste, à seule fin d’assurer la défaite d’un radical.
Ce qu’il y a de plus significatif dans les résultats du premier tour de scrutin, c’est le nombre considérable des ballottages : 252 sur 602 sièges à pourvoir.
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Georges Lachapelle Les Élections générales et la nouvelle chambre

Nos mœurs électorales s’altèrent de plus en plus ; l’intérêt général est de plus en plus sacrifié aux intérêts particuliers. C’est en vain que le pays s’est prononcé, il y a quatre ans, pour un régime électoral de justice et de vérité, pour l’assainissement des « mares stagnantes : » le scrutin d’arrondissement a continué son œuvre ; le fléau de la corruption n’a fait que s’aggraver.
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Georges Lachapelle Les Élections générales et la nouvelle chambre

Ceux qui invoquent la prétendue nécessité de se coaliser contre la droite ou contre les républicains qui ne sont pas radicaux savent très bien qu’elle n’est qu’une manœuvre destinée à conserver des sièges ou à en gagner de nouveaux : peu leur importe, puisqu’elle réussit. Sous un régime qui accorde tous les sièges à la majorité des votans, la tactique électorale décide de la victoire et les concentrations s’imposent, dans un sens ou dans l’autre, sous peine de défaite.
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