Francis Charmes,
Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 mars 1914
“ Il est clair que le gouvernement allemand, qu’il ait ou non connu l’article avant sa publication, en approuve l’esprit. Le coup porté demeure donc et on ne l’oubliera pas de sitôt à Saint-Pétersbourg. La tranquillité de l’Europe n’en sera sûrement pas augmentée. Il ne faut pourtant rien exagérer : nous sommes trop habitués à ces campagnes virulentes de la presse germanique pour nous en émouvoir outre mesure, et si la Russie n’en a pas la même expérience, elle l’acquerra. Mais, en attendant, le malaise qui pèse sur l’Europe s’alourdit de plus en plus, au lieu de s’alléger. ”
