Résumé

Jean-Paul Laffitte Le parti modéré, ce qu'il est, ce qu'il devrait être… (1896)

Certains conservateurs sont de terribles casse-cou. Singulière politique, en vérité, celle qui, pour empêcher des réformes que nous jugeons dangereuses, nous interdirait de demander les réformes qui nous paraissent légitimes! N'aurons-nous pas plus d'autorité pour repousser l'impôt global, l'impôt progressif, si nous prenons l'initiative d'une réforme fiscale? — pour combattre le socialisme d'État, si nous développons les caisses de retraite et si nous encourageons la prévoyance sous toutes ses formes ?
Source : Gallica

Jean-Paul Laffitte Le parti modéré, ce qu'il est, ce qu'il devrait être… (1896)

Si l'on regarde aux idées, non aux mots, on a ici un véritable impôt sur le revenu; puisque en tenant compte, d'une part, du nombre des domestiques, d'autre part, du nombre des enfants, on corrige les chances d'erreur d'une contribution calculée seulement sur le loyer. Dans ce système, chacun doit payer d'après ses ressources réelles. C'est l'égalité devant l'impôt.
Il y aurait d'autres réformes fiscales, comme, par exemple, de réduire les taxes de consommation sur les objets nécessaires à la vie, en attendant qu'on les supprime; mais à chaque moment suffit sa peine.
Source : Gallica

Jean-Paul Laffitte Le parti modéré, ce qu'il est, ce qu'il devrait être… (1896)

N'est-ce pas l'instant d'apprendre au pays à se servir de la liberté, quand les uns prêchent le progrès par la révolution et que les autres conseillent le repos dans la dictature? N'est-il pas temps enfin, après avoir appris à l'enfant à lire, à écrire, à compter, de s'occuper un peu de l'éducation du citoyen? Et quelle meilleure école que la décentralisation?
Source : Gallica

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