Résumé

L'Election présidentielle. Décembre 1885 (1885)

Est-ce naïf d'avoir fait une sinécure de la Présidence, d'avoir interprété la Constitution de telle manière qu'un seul homme ne peut se compromettre, ne doit encourir aucune responsabilité, soit seulement chargé de maintenir son pouvoir intact, indissoluble, et que cet homme soit justement le Président de la République lui-même? Il a demandé à son ennemi le succès de sa candidature, et aujourd'hui il attend avec raison, de tous ses ennemis réunis, la prorogation de ses pouvoirs.
Source : Gallica

L'Election présidentielle. Décembre 1885 (1885)

On ne détruit pas ce qui n'existe plus.
Je ferai aussi à M. Clémenceau le reproche de n'avoir eu qu'un but : arriver au pouvoir. Son opposition n'était pas patriotique, elle était personnelle ; de même, sa campagne électorale; et si de nombreux radicaux sont entrés à la Chambre, il ne saurait avoir la prétention de les diriger. Ses fidèles ne sont pas longs à compter. Les opportunistes le regretteront comme un de leurs pires ennemis; les socialistes, les intransigeants, les révolutionnaires lui objecteront sa bourgeoisie; les conservateurs sont au pôle opposé de sa politique.
Source : Gallica

L'Election présidentielle. Décembre 1885 (1885)

Je souhaite seulement qu'on ne se laisse plus prendre à ce jeu : prononcer un discours révolutionnaire auquel on donne toute l'ardeur de la jeunesse, se mettre ainsi en relief, arriver sur ce programme qui flatte les plus violents, puis, une fois au pouvoir, manquer à toutes ses paroles sous prétexte qu'elles ont été prononcées à une heure de fatigue et de passion, et jouir d'une place gagnée par un mensonge et conservée par un désaveu. L'homme qui a fait cela ne mérite pas de commander à ses concitoyens ; il ne cherche pas le bien, il cherche son bien.
Source : Gallica

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