Résumé

Avenir et réforme, par un socialiste (1848)

Disposés en corps de bataille, ils combattent tous les ministères qui ne ressortent pas directement de leur influence; ils en attendent et préparent la chute, pour se précipiter sur la curée des portefeuilles et des places ; seulement comme il leur faut, pour renverser le ministère qu'ils combattent, présenter au moins quelque réforme qui prouve leur utilité aux affaires, ils en choisissent une, bien petite, bien apparente, bien insignifiante quant à l'exécution, l'adoptent comme drapeau, et viennent ensuite, les chefs s'emparer des portefeuilles, les soldats des places les plus lucratives.
Source : Gallica

Avenir et réforme, par un socialiste (1848)

Jadis, au moyen âge, comme un homme qui dans un rêve sent sur sa poitrine oppressée un poids douloureux et cherche à s'en débarrasser par de violents efforts, les peuples brisaient de temps à autres un chaînon de leur interminable chaîne, mais les gardiens des oppressifs privilèges en ressoudaient toujours les anneaux rompus ; il fallut un coup de massue pour s'en défaire ; ce fut la révolution de dix-sept cent quatre-vingt-neuf!
Source : Gallica

Avenir et réforme, par un socialiste (1848)

J'ai mieux aimé tenter l'oeuvre de conciliation, faire un appel aux hommes de bonne foi et de logique de tous les partis, à ces hommes qui comprennent l'utilité et la nécessité de la centralisation, qui savent que là seul le bonheur est réalisable, et sont pénétrés de cette pensée toute moderne de Pascal, que la multitude qui ne se réduit pas à l'unité est confusion, et l'unité qui ne dépend pas de la multitude tyrannie.
Source : Gallica

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