Résumé

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Analogies de l'histoire de France et d'Angleterre… (1829)

Il y avait cependant cette différence à l'avantage de l'Angleterre, que le fanatisme qui y avait égaré tous les esprits et endurci tous les coeurs était un fanatisme de religion qui avait quelque chose de moral, puisqu'en relâchant la sainte sévérité des préceptes du christianisme , il outrait jusqu'au ridicule l'austérité des conseils, et condamnait comme profanes les divertissements même les plus innocents ; au lieu que le fanatisme de la révolution française a été un fanatisme d'impiété, qui n'avait ni frein ni correctif dans aucun sentiment moral, et était à la fois licencieux et cruel.
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Analogies de l'histoire de France et d'Angleterre… (1829)

Alors il y avait en Angleterre fanatisme de religion dans le plus grand nombre, et hypocrisie de religion dans quelques-uns ; aujourd'hui il y a en France fanatisme d'impiété chez les uns, et même hypocrisie d'impiété chez les autres qui craignent le succès des libéraux et veulent se mettre en sûreté sous leur étendart : la chaire sacrée était en Angleterre à cette époque la puissance dominante
Source : Gallica

Portrait de Louis de Bonald Louis de Bonald Analogies de l'histoire de France et d'Angleterre… (1829)

Le monstre couronné qui jamais ne refusa le sang d'un homme à sa haine,, ni l'honneur d'une femme à ses désirs, Henri VIII, faisant d'un caprice domestique une révolution sociale, ouvrit la campagne contre la religion catholique dont il avait été proclamé le défenseur, contre ses ministres, ses propriétés, sa discipline, ses dogmes, et il fut trop bien secondé par les hommes qu'il enrichit des dépouilles de l'Eglise.
Source : Gallica

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