Ph. Bruchon, Neuf mois de captivité en Poméranie… (1886)
“ Hélas ! nous ne devions pas avoir ce bonheur ; la mort, que nous bravions et qui n'avait pas voulu de nous sur les champs de bataille, allait s'appesantir, de plus en plus terrible et inexorable, sur tes malheureux enfants, ô patrie ! et les enlacer pêle-mêle dans l'affreux linceul de l'exil. Nous étions donc tous dans l'attente de ce signal qui devait marquer le commencement du carnage, écoutant, haletants et impatients, les moindres bruits qui nous arrivaient du dehors et prêtant l'oreille aux heures qui sonnaient lentement au village de Krekow. ”
