Édouard Colombat

Résumé

Édouard Colombat Souvenirs d'un prisonnier d'État… (1843)

Je pensais toujours que les gardiens avaient pu reconnaître mon évasion lors de la ronde de minuit ; celle de deux heures était faite; si je n'arrivais à terre , c'en était fait de moi. Je m'arrêtai souvent en me disant : « Colombat, tu vas mourir ici. » Je n'en pouvais plus.
Enfin , après avoir supporté toutes les peines morales et physiques , j'arrivai sur la plage , glacé de froid , le corps rompu. Alors le coup de canon d'alarme qui annonce aux habitants du Mont St.-Michel qu'un détenu est évadé se fit entendre.
Source : Gallica

Édouard Colombat Souvenirs d'un prisonnier d'État… (1843)

Les troupes, les gardes nationales, les gardiens , les prisonniers politiques, les réclusionnaires ont prouvé, dans ce grand événement, que le danger réunit les hommes; M. l'aumônier, dont il est impossible de décrire le zèle, la fermeté , le sang-froid , à eu pour imitateurs le Directeur, les médecins, les gardiens, etc., etc. C'est grâce au concours de toutes ces volontés réunies dans un péril si grand que le Mont St.-Michel a été préservé d'une ruine totale.
Source : Gallica

Édouard Colombat Souvenirs d'un prisonnier d'État… (1843)

La vigilance des gardiens était de tous les instants ; heureusement le bruit des verroux des portes qui conduisaient à notre cellule , nous avertissait de leur arrivée. Dans la crainte continuelle d'être surpris, que de soins, pour soustraire à la vue les objets que nous fabriquions ! Nous avions des cartes: au moment où les gardiens entraient.!
Source : Gallica

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