Résumé

Henry Daussy Récits de l'invasion. Le lieutenant Schmidt… (1882)

Quelle raison d'exonérer de réquisition les villages où se trouvaient les denrées requises et de grever la ville d'Amiens qui ne les pouvait fournir ?
C'est que cette demande d'avoine et de fourrages n'était qu'un des nombreux articles de l'énorme réquisition adressée à la ville pour l'approvisionnement de la citadelle. Il fallait mettre la place en état de soutenir un long siège, de résister pendant six mois au moins. La citadelle était le moyen de maintenir la ville dans l'obéissance, moyen efficace ainsi qu'on avait pu en juger quelques jours auparavant.
Source : Gallica

Henry Daussy Récits de l'invasion. Le lieutenant Schmidt… (1882)

Au nombre des succès que lui
valut son jeu profondément habile il faut compter la convention à laquelle aboutit la négociation de cette affaire de la Grande Réquisition.
Les Prussiens consentirent à imputer une partie de ce que nous aurions à payer, notamment le coût de l'avoine et du fourrage, sur le million qu'ils avaient à nous comme cautionnement des mobiles de la Citadelle. On les avait mis en liberté sous serment de ne plus servir contre la Prusse, mais on avait exigé de la Ville le versement d'un million pour garantie de l'exécution de cet engagement.
Source : Gallica

Henry Daussy Récits de l'invasion. Le lieutenant Schmidt… (1882)

Nous aurions été bien reçus, en effet, à mettre en doute la loyauté d'un officier prussien et à le suspecter d'avoir abusé de la confiance dont la ville d'Amiens se trouvait l'avoir investi, bien malgré elle assurément. Sur ces questions d'honorabilité les Allemands se montraient fort chatouilleux. Du reste, c'était la signature de nos compatriotes que M. Schmidt me représentait au bas des factures acquittées : nous devions avoir au moins confiance à des Français. Quoique médiocrement convaincu de la régularité des opérations, je ne soulevai pas la moindre
objeciion.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature