Résumé

Charles Guyot Souvenirs de la première invasion… (1913)

Entre temps, comme on dit que les Cosaques sont revenus à Isches, Charles d'Espinal est allé les voir.
Il y a seulement seize hommes, qui n'ont pour armes que des lances, et deux officiers qui sont fort polis; « ils n'ont pas l'air trop guerrier ». D'autre part, on voit passer des gens qui ont été requis par les Autrichiens pour conduire l'artillerie; il y en a qui ramènent leurs chevaux, mais d'autres n'ont pu ravoir les leurs; quelques-uns s'en retournent jusqu'en Alsace.
Du moins, il n'est pas question dans le pays de ces réquisitions d'attelages.
Source : Gallica

Charles Guyot Souvenirs de la première invasion… (1913)

Du reste, le pays est calme; elle peut revenir sans inconvénient; le 25 février, elle est de retour à Fouchécourt, où depuis longtemps on n'a vu aucun étranger. Mais le lendemain, Charles d'Espinal travaillait aux répartitions à la maison commune, lorsqu'il entend dans la rue un grand tumulte : « Voilà les Cosaques!. » En effet, il en arrive une troupe, venant de Bourbonne
et allant vers Épinal.
Source : Gallica

Charles Guyot Souvenirs de la première invasion… (1913)

Ce fut seulement le 5 janvier qu'arriva le premier ordre officiel : le sous-préfet prescrit à tous les anciens militaires de la commune, ayant moins de cinquante ans, de venir à Neufchâteau, ainsi que trois hommes de vingt à quarante ans, pour être immédiatement encadrés dans les corps francs des Vosges; à défaut de volontaires, ces trois hommes doivent être désignés d'office par le maire. Le 7, c'est le préfet des Vosges qui, dans une dépêche venant de Charmes-surMoselle, exhorte ses braves Vosgiens à courir aux armes : « Il n'y a plus un moment à perdre, l'ennemi s'avance à grands pas. »
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature