Résumé

Henry Daussy Histoire de la ville d'Albert… (1895)

Nulle élection n'a plus lieu que si elle est approuvée du Seigneur. Le corps électoral ne se réunit plus que par ordre : quelque fois il est présidé par le Bailli ou le Procureur fiscal du Marquisat. Si un membre de l'Échevinage vient à donner sa démission on ne dérange pas pour si peu le corps électoral, c'est le Seigneur qui, d'office, pourvoit au remplacement, sans même se soucier de savoir si son élu n'est pas, comme il arriva en 1756, frappé d'incapacité pour cause de parenté avec d'autres membres de l'Échevinage.
Source : Gallica

Henry Daussy Histoire de la ville d'Albert… (1895)

« M. Latiffy, ôtez-vous de là et marchez en votre « rang. » « Prenez le vôtre » répondit le maire. Alors le Seigneur d'Aveluy menaça de donner du bâton sur la tête du maire d'Albert ; il fallut que le curé, Me Tardy, intervînt pour les séparer et les fît retirer tous deux.
La féodalité, comme toutes les choses humaines, avait fait son temps. Il ne restait plus rien de ces obligations essentielles qui rattachaient le Vassal au Seigneur ; obligation de l'aider à la guerre et de l'aider à rendre la justice. On était Vassal pour la forme comme le Prieur d'Albert était Prieur, seulement de nom.
Source : Gallica

Henry Daussy Histoire de la ville d'Albert… (1895)

Autrefois, ainsi qu'on l'a fait remarquer, l'action du pouvoir central ne se faisait guères sentir à Encre. Il n'en est plus du tout de même au dix-huitième siècle. En toutes choses l'autorité royale se manifeste, agit, contraint, ordonne, surveille. La Ville avec sa Seigneurie ne forme plus comme une petite principauté isolée, indépendante, dans un pays quelconque ; c'est bien désormais à la France qu'elle appartient ; elle lui est rattachée par mille liens chaque jour plus forts et plus serrés.
Source : Gallica

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